2001
 


Les renouvellements de l'observation dans les sciences contemporaines

GEOGRAPHIE

  16 juillet 2001: Geographie et observation par satellite
     
 

 

Conférencier :
Catherine MERING


Catherine MERING
Date de Naissance : 05 Septembre 1951
Statut :
Catherine Méring est géographe. Elle est professeur à l’université Paris 7 – Denis Diderot, ou elle est responsable du laboratoire Pôle Image. Elle est spécialiste de Télédétection et des Systèmes d’Information Géographiques.
Diplômes :
1980 Docteur d'État en statistique mathématique
Parcours :
1995-1998 Maître de conférences à l'Université Denis Diderot Paris 7.
1992-1995 Chargée de Recherche (CR1) à l'ORSTOM (devenu IRD : Institut de Recherche pour le Développement), membre de l'URA 1715 ("Tectonique") du CNRS.
1981-1992 Ingénieur de Recherche au Laboratoire de Télédétection des services scientifiques centraux de l'ORSTOM.
1979-1981 Ingénieur au CIRCE (Centre Inter-régional de Calcul Électronique), Centre de ressources informatique du CNRS.
1977-1979 Chargée de mission à la Centrale des bilans de La Banque de France.
1975 Enseignante de mathématiques dans le second degré.
Spécialités :
Elle est spécialiste de Télédétection et des Systèmes d'Information Géographiques. Elle a travaillé sur les paysages des pays en voie de développement.

 

format Real Audio
en 16kHz (7.19 Mo)

format MP3
en 11kHz (6.88 Mo)
la vidéo disponible sur le site de Canal-U
La conférence peut aussi être
téléchargée par séquence son:

séquence titre MP3 11kHz
0 présentation 202 ko
1 introduction 566 ko
2 les satellites et leurs capteurs 1.01 Mo
3 exemple de capteurs: SPOT et les informations apportees par les satellites 1.66 Mo
4 les images RADAR 832 ko
5 utilite des images par satellite 1.84 Mo
6 probleme de la faible resolution des images 657 ko
7 conclusion 366 ko
8 questions 4.00 Mo

La conférence peut aussi être
téléchargée par séquence vidéo:

séquence titre RM
RA4: 8.0kHz
RV8:320x240
WMV/ASF
MPEG-4/44kHz
zippé
0 présentation 441 ko 939 ko
1 introduction 1.21 Mo 2.54 Mo
2 les satellites et leurs capteurs 2.21 Mo 4.65 Mo
3 exemple de capteurs: SPOT et les informations apportees par les satellites 3.64 Mo 7.56 Mo
4 les images RADAR 1.77 Mo 3.73 Mo
5 utilite des images par satellite 4.01 Mo 8.41 Mo
6 probleme de la faible resolution des images 1.40 Mo 2.94 Mo
7 conclusion 366 ko 770 ko
8 questions 4.00 Mo 8.45 Mo

 

  G éographie et observation par satellite
La Géographie s'intéresse aux structures spatiales et aux processus d’origine anthropique et naturelle qui les produisent. La question se pose alors d’observer ces structures de la façon la plus objective et la plus directe possible. Depuis l’avènement de la photographie aérienne et de la Télédétection les géographes ont à leur disposition une source d’information irremplaçable pour observer, analyser et cartographier la ces structures sous leur forme la plus directement perceptible et mesurable, c’est à dire les paysages. Les photographies aériennes, qui ont été prises de façon systématique à partir des années 50 leur permettaient déjà d’observer le paysage “ en laboratoire ”, d’en délimiter les différentes unités pour produire des croquis interprétatifs et enfin des cartes. Au début des années 70, les images multispectrales, prises de façon systématique sur l’ensemble du globe par le satellite Landsat MSS inauguraient la série de prises de vue périodiques de la surface terrestre sous forme d’images numériques. Les méthodes statistiques et informatiques allégeaient désormais sa tâche en classant automatiquement les points de l’image, l’aidant ainsi à produire plus rapidement et de façon plus objective une carte des paysages de la scène étudiée. L’avancée incontestable que constituait la Télédétection satellitaire et l’accès aux images numériques de la Terre, ne remettait pas en cause l’intérêt des photographies aériennes . En effet, le pouvoir de résolution de ces nouvelles images était encore insuffisant puisqu’il ne permettait pas de distinguer les tissus urbains, les lieux d’habitats dispersés, ni les paysages complexes et discontinus comme les steppes et les savanes de la zone intertropicale. Les satellites SPOT et Landsat Thematic Mapper, lancés au milieu des années 80, allaient combler ce fossé: il était désormais possible d’étudier de nombreuses catégories de paysages, quel que soit leur niveau de complexité. Un problème demeurait cependant : les prises de vues effectuées par les capteurs comme ceux de SPOT et Landsat dits “ passifs ” parce qu’ils ne font qu’enregistrer l’énergie renvoyée par la surface, sont difficilement exploitables en période de forte nébulosité où les paysages sont totalement masqués par les nuages. Mais depuis les années 90, grâce aux images radar des satellites ERS et JERS , l’observation des paysages peut se faire indépendamment des conditions climatiques et météorologiques, ce qui ouvre la voie à l’étude par satellite des zones tropicales et équatoriales où l’atmosphère est rarement limpide ou ceux des zones boréales éclairées la plupart du temps par une lumière rasante.
Les géographes, disposent donc aujourd’hui d’une immense banque d’images sur les paysages terrestres. Ces archives, acquises depuis environ un demi-siècle continuent de s’enrichir d’images numériques produites par des capteurs passifs ou actifs, prises sous des angles variés et à des résolutions de plus en plus grandes. A l’aube du troisième millénaire, il ne s’agira plus seulement pour eux de faire un inventaire des paysages en les cartographiant, mais d’analyser et de mesurer leurs transformations : En effet, ces transformations qu’elles soient très rapides quand elles sont dues à des catastrophes naturelles, comme les séismes, les éruptions volcaniques, les cyclones ou les inondations ou plus lentes lorsqu’elles sont liées à l’évolution des sociétés telles la déforestation, la déprise agricole ou la croissance urbaine sont désormais directement observables par télédétection.