23 juin : Economie et mathématiques
     
 



Conférencier :
Ivar Ekeland


Professeur de mathématiques.

Diplômes :
Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, Agrégation.

Biographie :
Né en 1944.
Il a fait toute sa carrière universitaire a l'Université de Paris-Dauphine, qu'il a présidée de 1989 à 1995, et à l'université de Colombie Britannique à Vancouver.

Spécialités :
Plusieurs domaines des mathématiques appliquées, de la mécanique classique, et de l'économie.

Associations :
Membre de l'Académie des Sciences de Norvège.

Prix :
Grand Prix de l'Académie des Sciences de Belgique.

Publications :
Collaborateur régulier de la revue Nature, Ivar Ekeland a écrit une centaine d'articles scientifiques et une dizaine d'ouvrages, dont certains sont destinés à un large public, et ont été traduits en une dizaine de langues, tels que : Le calcul, l'imprévu. Les figures du temps de Kepler à Thom (Editions du Seuil, collection "Science ouverte"1984, 170p; deuxième édition, 1985; édition de poche, collection "Points Science",1987), Au hasard. La chance, la science et le monde (Editions du Seuil, collection "Science Ouverte", 1991, 200 p. édition de poche, collection "Points Sciences", 2000), Le chaos, Flammarion, collection "Dominos", 1995,128 p.), Le meilleur des mondes possibles (2000, Seuil, 320 p.)

 
 
 

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  L' usage de la modélisation mathématique en économie, et plus généralement dans les sciences sociales, choque encore un public pourtant habitué au succès de cette modélisation dans les sciences exactes et naturelles. Je me propose de reprendre la question a zéro, et de montrer que l'usage des modèles mathématiques est tout aussi légitime dans un cas que dans l'autre, qu'il est assis sur des bases expérimentales solides, et qu'il peut conduire à des progrès importants. En fait, les sciences sociales seront sans doute, avec la biologie, la grande source d'inspiration des mathématiques dans le siècle qui s'ouvre, comme les sciences physiques l'ont été au siècle précédent.