29 janvier : Transgénèse, mutagénèse et génomique fonctionnelle chez les mammifères.
     
 


Conférencier : 
Daniel Metzger


Directeur de recherche au CNRS, à l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et cellulaire (CNRS/INSERM/Collège de France).

Diplômes :
Doctorat de Biologie Moléculaire,
DEA de Biologie Cellulaire et Moléculaire,
Diplôme d'Ingénieur.

Biographie :

Né le 30 août 1961 à Strasbourg.

Spécialités :
Etude des récepteurs des rétinoïdes et de facteurs modulant leur activité transcriptionnelle, et mutagenèse somatique conditionnelle chez la souris.

Prix :
- 1990 : Prix Jeannine Courrier de l'Académie des Sciences.

Particularités :
Avec la collaboration d'autres chercheurs - notamment Pierre Chambon - Daniel Metzger a déposé quatre brevets :
- Procédé de préparation d'une protéine par des levures utilisant un système inductible, vecteurs et souches transformées correspondantes (1995) ; - Method for the preparation of a protein by yeast using an inducible system, vectors and corresponding transformed strains (1998);
- Récepteurs nucléaires de glucocorticoïdes modifié, protéines de fusion, fragments d'ADN codants pour ledit récepteur et ladite protéine de fusion, vecteurs, cellules et animaux en comprenant et procédés dans lesquels ils sont mis en œuvre (1996) ;
- Use of Ligands for Treatment of Diseases Responsive to Retinoids (1998).

Publications :
Daniel Metzger est le co-auteur de nombreuses contributions dans des revues à comité de lecture telles que :
Nature, EMBO J., Nucl. Acids Res, Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology, J. Biol. Chem, Mol. Endocrinol., Science, Journal of Cell Biology, etc.

 
 
 
 

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La connaissance des génomes de l'homme et de la souris sera acquise dans moins de cinq ans. Leur comparaison révélera l'existence de dizaines de milliers de gènes, jusqu'alors inconnus, dont la fonction devra être établie. Cela nécessitera des études non seulement au niveau moléculaire et cellulaire, mais aussi à des niveaux de complexité supérieurs représentés par les tissus et organes, et finalement l'animal et l'homme dans leur globalité. La souris est un excellent modèle pour définir les fonctions des gènes humains car elle présente de grandes similitudes génétiques, immunologiques, reproductives, physiologiques et pathologiques avec l'homme. De plus, on dispose actuellement d'outils performants pour manipuler le génome de cet animal. Il est en effet possible, grâce à la transgenèse, d'insérer un gène normal ou modifié dans son génome, et de l'exprimer sélectivement à un endroit donné. On peut également modifier ou altérer un gène défini par recombinaison homologue, et induire des mutations somatiques de ce gène dans des cellules ou tissus choisis, et à un moment défini de la vie de l'animal. L'ensemble de ces techniques, récemment mises au point, permettra d'approfondir les études de la fonction des gènes chez la souris, et d'établir plus facilement des "modèles souris" de maladies humaines. De plus, les techniques de mutagenèse utilisées chez la souris auront des applications en thérapie génique. En effet, il est envisageable de remplacer des gènes mutés, ou de diriger l'expression de transgènes, dans des cellules somatiques déficientes prélevées sur des malades, et de les réinjecter, après la modification génétique, à ces patients. Ainsi, la transgenèse, la mutagenèse et la génomique fonctionnelle devraient avoir de nombreuses retombées positive en santé humaine.