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Conférencier
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Daniel Metzger |
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Directeur de recherche au CNRS, à l'Institut de Génétique
et de Biologie Moléculaire et cellulaire (CNRS/INSERM/Collège
de France).
Diplômes
:
Doctorat de Biologie Moléculaire,
DEA de Biologie Cellulaire et Moléculaire,
Diplôme d'Ingénieur.
Biographie
:
Né le
30 août 1961 à Strasbourg.
Spécialités
:
Etude des récepteurs des rétinoïdes et de facteurs modulant
leur activité transcriptionnelle, et mutagenèse somatique
conditionnelle chez la souris.
Prix :
- 1990 : Prix Jeannine Courrier de l'Académie des Sciences.
Particularités
:
Avec la collaboration d'autres chercheurs - notamment Pierre
Chambon - Daniel Metzger a déposé quatre brevets :
- Procédé de préparation d'une protéine par des levures utilisant
un système inductible, vecteurs et souches transformées correspondantes
(1995) ; - Method for the preparation of a protein by yeast
using an inducible system, vectors and corresponding transformed
strains (1998);
- Récepteurs nucléaires de glucocorticoïdes modifié, protéines
de fusion, fragments d'ADN codants pour ledit récepteur et
ladite protéine de fusion, vecteurs, cellules et animaux en
comprenant et procédés dans lesquels ils sont mis en œuvre
(1996) ;
- Use of Ligands for Treatment of Diseases Responsive to Retinoids
(1998).
Publications
:
Daniel
Metzger est le co-auteur de nombreuses contributions dans
des revues à comité de lecture telles que :
Nature, EMBO J., Nucl. Acids Res, Journal of Steroid Biochemistry
and Molecular Biology, J. Biol. Chem, Mol. Endocrinol., Science,
Journal of Cell Biology, etc.
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Pour écouter
les conférences, vous devez posséder le plug-in
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La
connaissance des génomes de l'homme et de la souris sera acquise
dans moins de cinq ans. Leur comparaison révélera l'existence
de dizaines de milliers de gènes, jusqu'alors inconnus, dont
la fonction devra être établie. Cela nécessitera des études
non seulement au niveau moléculaire et cellulaire, mais aussi
à des niveaux de complexité supérieurs représentés par les
tissus et organes, et finalement l'animal et l'homme dans
leur globalité. La souris est un excellent modèle pour définir
les fonctions des gènes humains car elle présente de grandes
similitudes génétiques, immunologiques, reproductives, physiologiques
et pathologiques avec l'homme. De plus, on dispose actuellement
d'outils performants pour manipuler le génome de cet animal.
Il est en effet possible, grâce à la transgenèse, d'insérer
un gène normal ou modifié dans son génome, et de l'exprimer
sélectivement à un endroit donné. On peut également modifier
ou altérer un gène défini par recombinaison homologue, et
induire des mutations somatiques de ce gène dans des cellules
ou tissus choisis, et à un moment défini de la vie de l'animal.
L'ensemble de ces techniques, récemment mises au point, permettra
d'approfondir les études de la fonction des gènes chez la
souris, et d'établir plus facilement des "modèles souris"
de maladies humaines. De plus, les techniques de mutagenèse
utilisées chez la souris auront des applications en thérapie
génique. En effet, il est envisageable de remplacer des gènes
mutés, ou de diriger l'expression de transgènes, dans des
cellules somatiques déficientes prélevées sur des malades,
et de les réinjecter, après la modification génétique, à ces
patients. Ainsi, la transgenèse, la mutagenèse et la génomique
fonctionnelle devraient avoir de nombreuses retombées positive
en santé humaine.
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