22 septembre : Les lanceurs spatiaux
     
 

 

Conférencier :
Hubert Curien


Professeur à la faculté des sciences de Paris, Président du Conseil d'Administration de l'Institut de biologie physico-chimique (Fondation E. de Rothschild), Président de l'École Chimie, Physique, Électronique (CPE) de Lyon , Vice-Président du Conseil de Surveillance de la Société Services, industries, Stratégies, international environnement (Sisie), Ancien Ministre délégué auprès du Ministre d'État, ministre de l'Éducation Nationale, de la Recherche et des Sports, chargé de la recherche (1988), Ancien Ministre de la recherche et de la technologie (1988-92), Ancien Ministre de la recherche et de l'Espace (1992-93), Vice-Président de l'Académie des Sciences.  

Diplômes :
Ancien élève de l'École Normale Supérieure, Agrégé des Sciences, Docteur ès-sciences.

Biographie :
Né le 30 octobre 1924 à Cornimont (Vosges).
- 1951 : Maître de conférences.
- 1956--- : Professeur à la faculté des sciences de Paris.
- 1966 : Directeur scientifique du CNRS.
- 1969-1973 : Directeur général du CNRS.
- 1973-1976 : Délégué général à la Recherche Scientifique et Technique.
- 1976-1984 : Président du Conseil d'administration du Cnes (Centre National d'Études Spatiales).
- 1967-1976 : Membre du Conseil d'administration du Bureau de Recherches géologiques et minières.
- 1969-1973 : Membre du Haut Comité pour la défense et l'expansion de la langue française.
- 1971-1976 : Membre du Conseil d'Administration de l'École Polytechnique.
- 1972-1973 : Membre du Conseil d'Administration de l'Onera.
- 1973-1978 : Président du Conseil de l'Université de technologie de Compiègne.
- 1975--- : Président du Conseil d'Administration de l'Institut de biologie physico-chimique (Fondation E. de Rothschild).
- 1977-1984 : Président du Palais de la Découverte.
- 1979-1984 : Président de la Fondation européenne de la Science.
- 1980-1984 : Président du Conseil Scientifique de l'Institut National de recherche en informatique et automatique.
- 1981-1984 : Président du conseil de l'Agence Spatiale Européenne (ASE).
- 1983 : Président du Comité académique des applications de la science ; Vice-président du Comité européen de développement de la science et de la technologie CEE, Bruxelles.
- 1986 : Président du Conseil d'Administration de la Fondation de l'École Normale Supérieure.
- 1983-1985 : Président de l'Académie Nationale de l'Air et de l'Espace.
- 1986-1989 : Président de l'Institut méditerranéen de technologie.
- 1986-1994 : Président du Conseil scientifique de défense au Ministère de la Défense.
- 1987-1988 : Administrateur de Télédiffusion de France.
- 1988 : Ministre délégué auprès du Ministre d'État, ministre de l'Éducation Nationale, de la Recherche et des Sports, chargé de la recherche.
- 1988-1992 : Ministre de la recherche et de la technologie.
- 1992-1993 : Ministre de la recherche et de l'Espace.
- 1993--- : Président de l'École Chimie, Physique, Électronique (CPE) de Lyon. - 1994--- : Vice-Président du Conseil de Surveillance de la Société Services, industries, Stratégies, international environnement (Sisie).
- 1994-1998 : Membre du Conseil de Surveillance de Daimier-Benz AG.
- 1994-1997 :Président de l'Academia Europaea.

Spécialités :
Recherches dans les domaines de la cristallographie, de la physique des corps solides et de la minéralogie.

Associations :
Membre de l'Institut, Vice-Président de l'Académie des Sciences, Vice-Président de l'Académie internationale d'Astronautique, Vice-Président du bureau de la société des ingénieurs et scientifiques de France, Président de la Fondation de France.

Prix :
- Grand Officier de la Légion d'Honneur, Médaille militaire, Commandeur de l'Ordre National du Mérite, Commandeur des Palmes

 
 
 

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La conquête de l'Espace par l'homme est l'un des grands événements du siècle qui s'achève. La technique des fusées n'est pas nouvelle : elle remonte aux feux d'artifices chinois ! Ce qui est nouveau, c'est l'usage d'engins fiables et puissants capables de placer en orbite des objets de plusieurs tonnes.

La concurrence de prestige de la guerre froide entre les USA et l'URSS a conduit à l'édification de programmes de lancements dont les premières étapes ont été marquées par la mise en orbite de Spoutnik, puis d'un homme : Gagarine.

L'Europe, particulièrement stimulée par la France, est vite entrée dans la course. L'étape décisive a été le succès d'Ariane en 1979.

Les satellites d'usage maintenant courant sont placés sur des orbites spécifiques, géostationnaires ou héliosynchrones, par exemple. Ces trajectoires sont définies en fonction du type de satellites (télécommunication, observation…).

Les lanceurs dits " classiques " sont formés de plusieurs étages, dotés de moteurs à liquides ou à poudres. La famille Ariane a évolué depuis un quart de siècle pour en arriver au modèle Ariane V, qui est maintenant commercial. Faut-il s'attendre à des évolutions spectaculaires dans les techniques de base ? Les spécialistes n'en prévoient pas pour le moment. Plutôt que sur des novations profondes, la concurrence se base sur la fiabilité, et sur la réduction des prix.

Certes, tous les progrès de la technologie des matériaux sont mis à profit pour alléger les structures et les rendre toujours plus sûres. Le dilemme entre fusées consommables (telles qu'Ariane) et engins réutilisables (tels que la " navette " américaine) a perdu de son acuité. La diversité est une nécessité.

Les fusées sont fondamentalement dépendantes de leur pas de tir : les Européens peuvent être fiers de Kourou.