18 septembre : La vie artificielle
     
 

 

Conférencier :
Hughes Bersini


Professeur assistant à l'Université Libre de Bruxelles, Chercheur au Laboratoire de l'IRIDIA, coordinateur du projet européen FAMIMO LTR.

Diplômes :
MS degree - Ph.D d'ingénieur

Biographie :
Né le 19 janvier 1961 à Bruxelles.
- 1997 : Co-organisateur du third European Workshops on Reinfrocement Learning (EWRL), et du second International Competition on Evolutionary Optimisation algorithms (ICEO).
- 1996 : Co-organisateur du second European Workshops on Reinforcement Learning (EWRL), et du first International Competition on Evolutionary Optimisation algorithms (ICEO).
- 1995 : Co-organisateur du first European Workshops on Reinforcement Learning (EWRL).
- 1992--- : Professeur assistant en informatique à l'Université Libre de Bruxelles, membre du laboratoire de l'IRIDIA (le laboratoire AI de l'Université Libre de Bruxelles).
- 1984-1987 : chercheur subventionné par un crédit de la Communauté européenne (JRC-CEE).

Spécialités :
Spécialiste de la modélisation et du contrôle des systèmes complexes, des réseaux neuraux, des agents autonomes et de la dynamique des réseaux biologiques.

Associations :
Partenaire de nombreux projets industriels et européens.

Publications :
Ces dix dernières années, Hugues Bersini a publié plus de 80 articles dans des revues spécialisées telles que : Reliability Engineering and Safety, International of Main-Machine Studies, Journal de l'ENS, Automatica, International Journal of Control, Neutral Network, Fuzzy Sets and Systems, Journal of Theoretical Biology, etc.

 
 
 

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  La vie artificielle recouvre un ensemble de réalisations principalement informatiques et robotiques tentant d'incarner dans un matériel non biochimique les processus inhérents au vivant. Parmi ces processus on retrouve des fonctionnalités dites " émergentes ", des processus d'interactions sensori-moteurs avec l'environnement, et des mécanismes évolutifs soit " d'apprentissage " soit " néo-Darwinien ". Sa finalité est triple, d'abord offrir aux biologistes ou chimistes des environnements informatiques qu'ils pourraient facilement paramétrer de manière à simuler les processus naturels qu'ils étudient. Ensuite découvrir de nouvelles lois comportementales propres à ces systèmes à un niveau d'abstraction tel que ces lois s'appliqueraient à un ensemble de systèmes biologiques, par exemple le nombre d'attracteurs comme une fonction du nombre d'unité composant ces systèmes (qui dans une traduction possible devient par exemple le nombre de cellules en fonction du nombre de gènes), la tendance intrinsèque à faire émerger des sous-systèmes auto-maintenus ou finalement l'incroyable complexité qui peut apparaître à un certain niveau d'observation des ces systèmes alors qu'au niveau juste en-dessous les mécanismes décrits sont élémentaires. Finalement la nature ayant toujours inspiré l'ingénieur, la dernière motivation est l'apprentissage de nouvelles méthodologies pour la conception d'artefacts de type robotique ou informatique. Généralement, là encore, l'idée est d'utiliser l'informatique pour sa force brute et sa capacité intrinsèque à essayer en un minimum de temps des combinaisons quasi infinie de possible solutions à un problème, jusqu'à trouver malgré la simplicité de la procédure une solution complexe et inattendue à ce problème. Quelques exemples d'applications comme des robots autonomes, des systèmes de routage sur Internet (inspiré des fourmis), des protections informatiques (inspiré du système immunitaire) seront illustrés.