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Compte rendu de la conférence du 4 janvier, utls : L'identité
génétique Le monde occidental vit dans deux traditions de pensées, l'une indo-européenne, l'autre grecque. La première correspond aux trois pouvoirs : le prêtre, le laboureur et le soldat. Le soldat est là pour imposer les idées du prêtre ou du laboureur à ceux qui refusent de les écouter et de les adopter. La deuxième tradition de pensée est celle du philosophe ou du scientifique. La science progresse dans sa description et sa compréhension du vivant mais elle n'est pas identique à la réalité et au monde. Il n'existe donc pas de "vérité" à imposer aux autres. L'étude du vivant, la biologie, est la science des relations entre les objets et non pas la science des objets eux-mêmes. La vie est liée à quatre processus fondamentaux : le métabolisme, la compartimentation (par des membranes), la mémoire (le génome) et la manipulation (les protéines). Ces processus mettent en jeu la sélection d'objets ou de relations entre les objets. Les acides nucléiques (ADN ou ARN) sont les supports de la mémoire. Ils sont constitués de quatre motifs chimiques de base simples enchaînés comme les lettres dans des mots. Les protéines sont à la fois les objets obtenus à partir du texte de base mais également les outils de la copie et de la modification de ce texte. Le génome et l'individu ne se correspondent pas de façon mécanique. Le vivant est à la fois déterminé/déterministe et imprévisible. Deux lois fondamentales régissent la génétique. La première est la conservation de la mémoire. Elle est permise par la structure de la molécule d'ADN, support de l'information génétique. Celle-ci est constituée de deux brins en vis-à-vis utilisant la complémentarité des bases deux à deux. Il est donc possible de recopier l'information en séparant les deux brins pour leur associer à chacun un nouveau brin complémentaire. Cette réplication est indépendant de la signification de l'information recopiée. La seconde loi correspond à l'existence d'un code génétique. Il s'agit d'une règle de correspondant entre deux niveaux, les acides nucléiques et les protéines. Les mécanismes de copie de l'information génétique font des erreurs qui créent des formes non identiques sur lesquelles la sélection exerce un tri passif. Il n'y a pas survie du plus apte mais simplement élimination du moins apte. Le concept de fonction est central. Toute fonction est issue d'une évolution (relation dans l'histoire) et contrainte par une structure (relation dans l'espace). La genèse des fonctions a lieu de façon opportuniste à partir de moyens préexistants. L'évolution va donc créer de nouvelles fonctions en capturant des structures déjà utilisées pour d'autres fonctions. Par exemple, la transparence des cellules constituant le cristallin est due à une organisation particulière des protéines cristallines. Ces protéines sont des enzymes qu'on retrouve dans d'autres cellules pour leur activité catalytique et non plus leur organisation spatiale. De même, les mécanismes de résistance de la mouche drosophile à l'infection par des champignons sont les mêmes qui lui permettent durant son développement de différencier une dorsale nerveuse. Le but de tout organisme est d'occuper le plus de place possible. La première solution consiste à se dupliquer. Comme des variants apparaissent il faut ensuite cohabiter avec l'autre. La première réaction est de chercher à l'éliminer. Des sondes, des capteurs ont ainsi été créés pour déterminer si l'autre est identique ou différent de soi-même. Des relais sont ensuite activés jusqu'à la fabrication et la libération dans l'environnement d'une substance ou antibiotique qui puisse tuer l'autre. D'autres interactions entre les organismes peuvent être la coopération, le parasitisme ou la création d'organismes multicellulaires. . L'ordre des gènes
sur les chromosomes n'est pas innocent. Ainsi, il existe pour les gènes
du développement une correspondance entre l'ordre des gènes et la disposition
des parties du corps de l'animal qu'ils induisent. L'ordre tête, thorax,
abdomen puis queue est ainsi respecté.
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