 |
|
|

|
Conférencier
:
Claude
Weisbuch |
|
Directeur de recherches au CNRS.
Diplômes
:
Ancien
élève de l'École Normale Supérieure, Docteur d'État ès Sciences
Physiques (1977).
Biographie
:
Né
le 23 août 1945 à Boulogne Billancourt.
- Mai-juin 1998 : professeur invité a Hongkong.
- 1992-1998 : Directeur Scientifique de la Direction de la
Recherche et de la Technologie (DRET), puis conseiller scientifique
de la Délégation Générale pour l'Armement (DGA), Ministère
de la Défense.
- Juillet-novembre 1991 : Titulaire de la chaire NTT à l'Université
de Tokyo.
- 1984-1996 : Maître de Conférences de Physique à l'École
Polytechnique en physique des solides, science des matériaux,
microélectronique.
- 1983-1992 : Chef du Laboratoire de Physique à THOMSON-CSF,
recherches sur les composants électroniques quantiques.
- 1981-1983 : Directeur de Recherches en charge du pilotage
des recherches exploratoires à la Compagnie de Saint-Gobain
de 1981 à 1983.
- 1979-1981 : Recherche aux laboratoires Bell à Murray-Hill
(USA) sur les "puits quantiques".
- 1970-1979 : Enseignant à l'Université Paris VII.
- 1969 - 1979: Recherches à l'École Polytechnique dans le
domaine des propriétés optiques fondamentales des composés
semi-conducteurs.
- 1969-1970 : Enseignant à l'Université d'Orsay en physique
atomique, électromagnétisme, méthodes mathématiques de la
physique.
Claude Weisbuch a dirigé quatre écoles internationales de
physique.
Spécialités
:
Ses travaux actuels portent sur le contrôle et la modification
de l'interaction lumière-matière dans les matériaux nanostructurés,
micro cavités et cristaux photoniques, en vue de leur application
à de nouveaux phénomènes fondamentaux (comme la compression
de photons) et à des nouveaux concepts d'émetteurs de lumière.
Associations
:
"Fellow" de l' American Physical Society, membre du conseil
pour les Applications de l' Académie des Sciences (CADAS).
Prix
:
-
Prix Welker (Berlin, 1999) "pour ses contributions fondamentales
à la compréhension de la physique des structures semi-conductrices
quantiques et le développement de nouveaux concepts en composants
optoélectroniques ".
Publications
:
Claude Weisbuch a publié environ 140 articles scientifiques,
5 livres, dont Quantum semiconductor Structure (avec
B. Vinter), Academic Press, Boston, 1991, Confined Electrons
and photons (avec E. Burstein), Plenum press, New-York,
1995.
|
| |
|
 |
| |
 |
| |
 |
Pour écouter
les conférences, vous devez posséder le plug-in
Real Player, que vous trouverez ici. |
|

|
 |
|
Les
révolutions de l' information et des communications sont un
des faits marquants du siècle et vont continuer à bouleverser
dans ce nouveau siècle tous les domaines de l'activité humaine,
y compris nos modes de vie.
Ces
révolutions sont nées du codage de l'information sous forme
de paquets d'électrons (les " grains " d'électricité)
ou de photons (les " grains " de lumière) (quelques dizaines
de milliers de chaque pour l'élément d'information, le " bit
"), et la capacité de manipuler et transmettre ces paquets
d'électrons ou de photons de manière de plus en plus efficace
et économique. À la base de cette capacité se trouvent les
matériaux semi-conducteurs. Rien ne prédisposait ces matériaux
à un tel destin : ils ont des propriétés " classiques
" médiocres, que ce soit mécaniques, thermiques, optiques
ou électriques. C'est justement les propriétés moyennes des
semi-conducteurs qui les rendent " commandables " :
par exemple, leur comportement électrique a longtemps semblé
erratique, car très sensible aux " impuretés ". Cette capacité
à changer de conductivité électrique, devenue " contrôlée
" par la compréhension physique des phénomènes et l'insertion
locale d'impuretés chimiques, permet de commander le passage
de courant par des électrodes. On a alors l'effet d'amplification
du transistor, à la base de la manipulation électronique de
l'information. La sensibilité des semi-conducteurs aux flux
lumineux en fait aussi les détecteurs de photons dans les
communications optiques, et le phénomène inverse d'émission
lumineuse les rend incontournables comme sources de photons
pour les télécommunications, et bientôt pour l'éclairage.
Les
progrès des composants et systèmes sont liés aux deux démarches
simultanées d'intégration des éléments actifs sur un même
support, la " puce ", et de miniaturisation. Une des immenses
surprises a été le caractère " vertueux " de la miniaturisation
: plus les composants sont petits, meilleur est leur fonctionnement
! On a pu ainsi gagner en trente-cinq ans simultanément plusieurs
facteurs de 100 millions à 1 milliard, en termes de complexité
des circuits, réduction de coût (la puce de plusieurs centaines
de millions de transistors coûte le même prix qu'un transistor
dans les années 60), fiabilité, rendement de fabrication.
Le problème des limites physiques est cependant aujourd'hui
posé : jusqu'où la miniaturisation peut-elle continuer ?
Combien d'atomes faut-il pour faire un transistor qui fonctionne
encore ? Y-a t'il d'autres matériaux que les semi-conducteurs
qui permettraient d'aller au delà des limites physiques, ou
encore d'autres moyens de coder l'information plus efficaces
que les électrons ou les photons ? Ce sont les questions que
se pose aujourd'hui le physicien, cherchant à mettre en difficulté
un domaine d'activité immense qu'il a contribué à créer.
|
|