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Conférencier
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Patrick
Chaquin |
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Professeur à l'Université Pierre et Marie Curie ; chercheur
au Laboratoire de Chimie Théorique (UMR 7616 Université Pierre
et Marie Curie-CNRS).
Diplômes
:
Ancien
élève de l'ENS de Saint-Cloud, agrégée de Sciences Physiques,
Docteur ès-sciences.
Biographie
:
Né
le 16 Décembre 1944.
Entré comme assistant à la Faculté des Sciences de Paris en
1969, a effectué son travail de thèse au laboratoire de Chimie
Structurale ; successivement maître de conférences et professeur
à l'Université Pierre et Marie Curie
Spécialités
:
Son travail de recherches, d'abord expérimental, a porté sur
la photochimie de molécules organiques . Il s'est ensuite
orienté vers la chimie quantique, et poursuit actuellement
des travaux sur l'étude théorique de la structure et de la
réactivité moléculaires.
Publications
:
En dehors de ses travaux de recherches, a publié un Cours
de Chimie Générale (Editions Ellipses, 1996) et un Manuel
de Chimie Théorique (Editions Ellispses, 2000)
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Au
début du siècle, la caractérisation des molécules consistait
essentiellement en tests chimiques donnant naissance à des précipités,
des couleurs, voire des odeurs. Ces techniques ont été supplantées
par des méthodes physiques, dans lesquelles les molécules, soumises
à certaines stimulations fournissent, sous forme de diagramme,
une réponse ou spectre. Plusieurs méthodes spectroscopiques
étudient l'interaction avec la matière des ondes électromagnétiques
dans divers domaines de longueur d'onde. Le domaine de l'infrarouge
(IR) permet de reconnaître la présence de certaines liaisons
ou groupements d'atomes et fournit une " empreinte digitale
" caractéristique. Dans le domaine des ondes radio (de l'ordre
de la centaine de MHz), la résonance magnétique nucléaire (RMN)
s'applique en premier lieu au carbone et à l'hydrogène (figurant
dans la quasi-totalité des molécules de la chimie organique)
mais également à de nombreux autres éléments. Cette méthode
a connu depuis 1960 d'extraordinaires développements. L'un des
plus récents, la RMN à deux dimensions, met en évidence des
connexions entre atomes d'où une véritable cartographie moléculaire.
Dans le domaine de la lumière visible ou ultaviolette, les renseignements
obtenus sont d'une moindre richesse, mais cette spectroscopie,
avec d'ailleurs l'IR, permet l'étude de molécules hors de notre
atteinte comme celles des atmosphères planétaires ou de l'espace
interstellaire. Enfin la spectrométrie de masse (SM) étudie
les fragmentations des molécules sous l'effet, par exemple,
d'un bombardement d'électrons. Des masses de ces fragments on
peut déduire leur formule chimique qui permet de reconstituer
la molécule originelle. Par ailleurs, ces spectres fournissent
une signature qui, traitée numériquement, permet une identification
automatique si la molécule a déjà été répertoriée dans une bibliothèque.
Cette technique, couplée avec une méthode de séparation telle
que la chromatographie en phase gazeuse est d'une puissance
inégalée pour l'analyse de mélanges complexes.
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