 |
|
|

|
Conférencier
:
André
Ambles |
|
Professeur à l'Université de Poitiers, Chef du département
Chimie de l'Institut Universitaire de Technologie de Poitiers
;
Directeur de la Formation Doctorale Chimie Appliquée, Faculté
des Sciences ;
Responsable du thème de recherche "Géochimie organique", Unité
Mixte de Recherche, UMR-CNRS 6514 "Synthèse et Réactivité
des Substances Naturelles", Faculté des Sciences, Université
de Poitiers.
Diplômes
:
Docteur-ès
Sciences Physiques.
Biographie
:
Né
en 1947.
- 1989--- : Professeur à l'Université de Poitiers.
- 1977 : Maître Assistant à l'Université de Poitiers.
- 1973 : Assistant à l'Université de Poitiers.
- 1980 : Stage post-doctoral dans le laboratoire du Professeur
D. Vitorovic, Université de Belgrade (Etude de la matière
organique sédimentaire par voie oxydative).
Spécialités
:
Étude de la matière organique rémanente des sols (lipides,
acides humiques, humine.) ; Structure, processus bio-géochimiques
de formation, d'évolution ; Processus d'accumulation (tourbières)
; matière organique (kérogène) des sédiments anciens (roches
pétroligènes) ; Étude structurale, processus géochimiques
de formation (sédimentogenèse), d'évolution ; Recherche de
nouveaux marqueurs d'origine et d'évolution ; Techniques d'étude
structurale développées : Mise au point et application de
réactions chimiques de dégradation sélective des matières
organiques complexes (récentes ou anciennes) ; Développement
de nouvelles méthodes de pyrolyse applicables à l'analyse
de ces matières organiques complexes.
Associations
:
Membre de la Société Française de Chimie (SFC), de la European
Association of Organic Geochemists (EAOG), de la Geochemical
Society (USA), de l'International Humic Substances Society
(IHSS), de l'International Union of Soil Sciences (IUSS) ;
Membre honoraire de la Société Chimique de Serbie (fondée
en 1897).
Publications
:
André Ambles est l'auteur de nombreuses publications dans
des revues internationales à comité de lecture.
|
| |
|
 |
| |
 |
| |
 |
Pour écouter
les conférences, vous devez posséder le plug-in
Real Player, que vous trouverez ici. |
|

|
 |
|
Le
sol est un milieu essentiel pour de nombreux êtres vivants,
il constitue un véritable réacteur biologique dont les principaux
processus concernent la transformation de la matière organique.
Du fait des pratiques culturales modernes (agriculture intensive,
utilisation massive d'engrais minéraux au détriment de fumures
ou composts organiques, désherbage systématique…), le taux
de matière organique des sols tend à diminuer. La matière
organique joue pourtant un rôle considérable sur les propriétés
chimiques (stocks de carbone, d'azote, de phosphore), biologiques
(source de carbone et d'énergie pour les microorganismes)
et physiques des sols par exemple la perméabilité, la stabilité
structurale (cohésion des agrégats de sol), la capacité de
rétention et de circulation de l'eau. Le problème actuel grave
de l'érosion des sols (érosion éolienne ou due au ruissellement
des eaux) est pour une grande part une conséquence de teneurs
insuffisantes en carbone organique.
Mieux
connaître les processus de fonctionnement des sols pour mieux
les utiliser et les préserver impose de bien connaître leur
matière organique et les réactions de transformation qui l'affectent.
Dans les sols, les formes les plus intéressantes de matière
organique sont les lipides et les substances humiques - acides
humiques, acides fulviques, humine - dont la structure moléculaire
est encore largement inconnue et la définition peu précise.
Le carbone organique des sols est d'origine végétale ou microbienne
(ou animale). L'activité biologique transforme une partie
du carbone végétal ou microbien - par un processus naturel
appelé humification - en composés de type " humique ", plus
stables que les formes initiales et qui correspondent probablement
à des formes transitoires de " stockage " de carbone organique
dans les sols. Ces processus ne sont que partiellement connus.
À
terme, une partie du carbone organique-déchet " propre " (par
exemple sans métaux lourds) pourrait être facilement recyclée
(donc réutilisée), à un coût réduit économiquement acceptable,
pour corriger les pratiques actuelles et ainsi compenser les
déficits en carbone. Des résultats particulièrement intéressants
ont déjà été obtenus. À l'inverse, certains sols carencés
à activité biologique réduite, où la matière organique tend
à s'accumuler, peuvent être facilement améliorés en compensant
les carences et en favorisant ainsi le turn-over de la matière
organique.
|
|