08 janvier : Le dialogue moléculaire des symbioses
     
 

 

Conférencier :
Jean Denarié


Directeur de recherches au Laboratoire de Biologie Moléculaire des Relations Plantes-Microorganismes, au CNRS-INRA.

Diplômes :
Licence ès Sciences, Doctorat

Bibliographie :

Né le 26 octobre 1940.

Parcours :
- Années 1990 : Recherches interdisciplinaires sur les signaux symbiotiques avec l'équipe de biologie cellulaire du LBMRPM de G. Truchet (biologiste cellulaire), et l'équipe de spectrométrie de masse de l'IPBS-CNRS de Toulouse dirigée par J.C. Promé (spécialiste de la spectrométrie de masse).
- Années 1980 : Création et organisation, avec Pierre Boistard, du Laboratoire de Biologie Moléculaire des Relations Plantes-Microorganismes (LBMRPM) CNRS-INRA à Toulouse. Analyse génétique et moléculaire des fonctions symbiotiques précoces chez Rhizobium.
- Années 1970 : Développement d'un système modèle pour l'étude des symbioses racinaires végétales, au Laboratoire de Génétique des Microorganismes de l'INRA à Versailles.

Spécialités :
Spécialiste des Relations plantes-microorganismes, étude des symbioses fixatrices d'azote Rhizobium-légumineuses, par le moyen de l'analyse génétique pour disséquer les systèmes, associée, dans un second temps, à des approches moléculaires, cellulaires et biochimiques.

Associations :
Elu membre de l'"European Molecular Biology Organization" (EMBO). Membre de l'"International Society of Plant Molecular Biology".

Prix :
- Prix de Génétique Philip Morris, conjointement avec J.C. Promé et G. Truchet (1995).
- Grand Prix Alexandre Joannidès de l'Académie des Sciences, conjointement avec J.C. Promé et G. Truchet (1994).
- Chevalier du Mérite agricole.

Publications :
Jean Dénarié et son équipe ont publié plusieurs articles (13) sur les facteurs Nod, et quelques autres (5) sur les symbioses et les signaux symbiotiques dans des revues scientifiques spécialisées. Ils ont également donné leurs contributions à des magazines de vulgarisation scientifique (La Recherche), et fait paraître un ouvrage collectif accessible, sous la direction de Jean Denarié : La Fixation biologique de l'azote (Fascicules de Biotechnologie, INRA, Versailles, 1993).

 

 
 
 
 
 


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L'azote est l'un des constituants des molécules organiques. Il constitue, sous la forme d'azote moléculaire N2, environ 80% de l'atmosphère terrestre. Cependant, il représente un facteur limitant majeur de la croissance des végétaux cultivés car ils ne peuvent l'utiliser que sous des formes non gazeuses, ammoniac ou nitrates.

Seules les bactéries dites fixatrices d'azote peuvent utiliser l'azote gazeux N2 et le transformer en ammoniac. Comme cette réaction est très coûteuse en énergie, certaines se sont associées en symbiose avec des organismes photosynthétiques capables de transformer l'énergie lumineuse en énergie chimique.

L'homme utilise ces associations ou symbioses en agriculture :
- la symbiose entre des cyanobactéries et des fougères aquatiques est utilisée comme "engrais vert" dans les rizières asiatiques
- la symbiose entre les bactéries du sol rhizobium avec les légumineuses (pois, trèfle, soja) permet de diminuer l'apport d'engrais azotés de type nitrates dans les pays occidentaux.

Les mécanismes intimes des interactions entre les deux partenaires de la symbiose rhizobium-légumineuses sont étudiés par les scientifiques. Ils espèrent pouvoir créer une symbiose entre les rhizobium et les céréales. L'apport d'engrais azotés et la pollution conséquente s'en trouveraient d'autant diminués.