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La
Lune n'est pas une planète, mais son exploration a été le
point de départ de celle des autres corps du système solaire,
et en particulier des planètes. En septembre 1968, la sonde
soviétique Zond 5 contournait la Lune pour la première fois
de l'histoire spatiale. A partir de cette date, Russes et
Américains allaient se livrer à une course effrénée pour arriver
les premiers sur notre satellite naturel.
Le 20 juillet 1969, le module lunaire Eagle de la mission
américaine Apollo 11 se posait dans la Mer de la Tranquillité,
et l'astronaute Neil Armstrong était le premier homme à fouler
la surface de la Lune.
A
l'origine, la course à la Lune était un défi politique entre
les deux superpuissances, puis elle devint assez rapidement
une compétition scientifique et technologique qui donna une
formidable impulsion aux programmes spatiaux. Forts de leurs
succès lunaires, Russes et Américains allaient entreprendre
pendant une vingtaine d'années une exploration systématique
du système solaire. Les Russes allaient concentrer leurs efforts
sur Vénus et Mars. La sonde Venera 9 (URSS) se posa sur Vénus
en octobre 1975 réalisant ainsi une grande première. De leur
coté, les américains enregistraient un certain nombre de succès
avec le premier survol de Jupiter en 1973 (Pioneer 10), celui
de Mercure en 1974 (Mariner 10), l'atterrissage de deux sondes
automatiques à la surface de Mars en 1976 (Viking Lander 1
et 2), et le périple des deux sondes Voyager dans le système
solaire externe de Jupiter (1979) à Neptune (1989). Mais cette
période fut aussi marquée par un certain nombre d'échecs,
notamment à l'occasion de plusieurs tentatives d'atterrissage
de sondes russes à la surface de Mars.
Les
échecs des missions Mars-Phobos (1988) et Mars 96 allaient
sonner le glas du programme spatial russe. Du coté américain,
le programme spatial avait marqué une pose à la suite de la
catastrophe de la navette Challenger (1986). Depuis les années
90, la NASA a entrepris un programme ambitieux pour l'exploration
de Mars, qui risque malheureusement de subir quelque retard
à la suite de l'échec récent des missions Mars Climate Orbiter
et Mars Polar Lander. Mais ces échecs ne doivent pas pour
autant occulter le succès des missions Mars Global Surveyor
et Galileo (Jupiter) qui se déroulent actuellement.
Les
européens ne sont pas en reste. Ainsi, l'Agence Spatiale Européenne
(ESA), qui participe à la mission Cassini-Huygens
(ESA-NASA) d'exploration de Saturne et de son satellite Titan,
prépare activement la mission Mars Express (2003). De son
coté, le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) français,
qui a longtemps contribué au programme spatial soviétique,
se prépare à collaborer étroitement avec la NASA pour l'exploration
de Mars, dans la perspective d'un ambitieux programme de retour
d'échantillons au cours de cette décennie. Ainsi, l'exploration
planétaire, qui fut longtemps l'apanage des USA et de la Russie,
est devenue une aventure internationale à laquelle les européens
et les japonais participent activement.
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